À douze mètres de chez toi, quelqu'un a la perceuse

Et l'envie d'un apéro. Reskif relie les gens déjà proches (voisins, collègues, club, asso) pour que s'entraider redevienne aussi simple qu'un message.

Personne ne demande.
Pas par égoïsme : par gêne.

On achète un objet qu'on utilisera trois fois. On renonce à une sortie parce qu'on n'a personne pour garder les enfants deux heures.

Pas parce que l'entraide a disparu.
Demander de l'aide coûte : il faut sonner, déranger, expliquer, s'excuser d'avance.
Le coût social d'un petit service est plus élevé que le service lui-même.

Reskif fait une seule chose, mais bien :
il vous encourage à demander.

Un kif, c'est tout ce qui se vit mieux à plusieurs

Demandé ou offert, ça n'a pas d'importance.
Un kif, c'est une occasion de kiffer ou de faire kiffer.

Un coup de main

Une perceuse, deux bras pour monter un canapé, une heure de garde, un colis à récupérer. Ce qu'on n'ose pas demander parce que ça paraît trop peu.

Un moment

Un apéro sur le pas de la porte, une rando dimanche, un tournoi de pétanque, une soirée jeux. Ce qui n'existe que si quelqu'un le propose.

Une question bête

Le bon plombier, le maraîcher du samedi, où sortir les encombrants. Entre voisins, aucune question n'est bête, et personne ne juge.

Ça prend deux minutes, et ça tient dans une poche

  1. 1

    Crée ou rejoins un reskif

    Ton immeuble, ta rue, ton bureau, ton club, ton asso. Tu choisis s'il est ouvert à tous, visible mais sur validation, ou entièrement privé. On le rejoint depuis la carte, par un lien ou en scannant un QR code.

  2. 2

    Dis ce que tu apportes

    Bonne humeur, apéro, prêt de matos, des muscles, répondre aux questions bêtes, rendre de petits services. C'est ton kif de bienvenue : la communauté sait tout de suite sur quoi elle peut compter.

  3. 3

    Poste, réponds, kiffe

    Chaque kif ouvre une conversation. Trois gestes suffisent pour trier : je suis chaud, plus tard, pas pour moi. Le fil reste court, on ne rate rien, on ne scrolle pas dans le vide.

C'est gratuit.

Reskif est une association. Pas d'abonnement, pas de publicité : rendre service à un voisin ne doit rien coûter, sinon ce n'est plus un kif.

Pour tenir dans la durée, on cherche le soutien de villes et de mécènes qui veulent voir l'économie circulaire s'installer concrètement dans les quartiers.

Écrire à Reskif
Ce qu'on vise ?
Un monde où la coopération répare le vivanten toute humilité bien sûr

Cinq heures par jour devant un écran sans en être plus heureux. Des voisins qu'on ne connaît pas. Une réussite individuelle qu'on célèbre pendant que le commun s'abîme. C'est la dissonance qu'on ressent tous : nos aspirations ne sont plus alignées avec l'intérêt collectif. Si la vie est un jeu, deux choses sont à changer : son objectif, et la manière d'y jouer.

Cinq engagements

Notre manière d'y aller. Tout ce qu'on construit passe par là.

Mettre le virtuel au service du réel
Un écran sert à s'informer, décider et transmettre, seul et vite. Tout le reste (se rencontrer, partager, remercier) se vit dans le réel et à plusieurs. Le temps est précieux : Reskif doit s'effacer dès qu'il a joué son rôle.
Créer de nouvelles cellules de bienveillance 🫧
Entre la famille, l'entreprise et l'État, il manque des groupes à taille humaine. Un immeuble, une rue, un club, une asso : ce sont eux qu'on outille.
Transformer des souhaits individuels en objectifs collectifs
Dix personnes de votre quartier aimeraient nettoyer le terrain vague. Chacune y pense dans son coin. Reskif est l'étincelle qui met ces envies au même endroit.
Remplacer des transactions par du partage, du don
Tout n'a pas besoin d'un prix. Prêter, donner, rendre un service : la même chose, en plus simple et en plus joyeux, et sans facture.
Prendre le temps de remercier, de réaliser, de kiffer
Le moment qui compte n'est pas celui où l'on poste, c'est celui où l'on se dit merci. On lui laisse de la place.

L'indicateur de fierté

Reskif ne compte ni les likes, ni les abonnés, ni le temps passé dans l'appli. Il compte les fois où vous vous êtes réellement entraidés. C'est le seul chiffre qui monte, et il appartient à la communauté, pas à un profil.

Une application qui réussit, ici, c'est une application qu'on ouvre peu et qu'on referme vite, parce qu'on est en bas en train d'aider quelqu'un.

Un reskif, ça peut être

  • un immeuble
  • une rue
  • un hameau
  • un open space
  • un club de sport
  • une asso
  • une école
  • un groupe de parents
  • une colocation
  • un tiers-lieu

Le premier reskif se monte en ce moment

Reskif se construit à Rouen, avec de vrais voisins. Si l'idée vous parle, pour votre immeuble, votre asso ou votre village, écrivez-nous : les premières communautés façonnent l'appli.